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 L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]

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Sayuri Williams
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MessageSujet: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Mar 22 Fév - 13:28

Le sport était sans doute l'une des matières que j'arrivais le mieux à supporter. Et c'était bien parce que j'avais l'occasion de m'y défouler comme il le fallait.. car l'éducation physique et sportive, restait avant tout de l'éducation. Donc un cours. Donc des règles. Donc un professeur. Donc des limites. Donc c'était quelque chose que je ne devais pas aimer. J'avais horreur que quelqu'un d'autre me fixe des limites, me donne des ordres, me cadre. Il fallait l'avouer, j'étais la sauvagerie à l'état pur.. difficile de dompte un morceau comme moi.. et ça, les professeurs finissaient par le comprendre en général. Depuis qu'Ake m'avait larguée dans ce trou, les enseignants avaient appris à m'ignorer pour que je les laisse tranquille.. à force de m'envoyer en colle, ils se sont rendus compte que j'étais un cas déséspérément perdu, et que chercher à me pousser à m'impliquer dans mes études était une tentative vaine. Ce nouveau professeur de sport allait vite le comprendre, et ce dès aujourd'hui. Ce n'était pas du tout volontairement que j'allais initier cette dame courte sur pattes au mascara dégoulinant à mon caractère particulier.. Ce n'était pas moi qui avait demandé à ce que cette peste de blondasse me cherche, après tout.
Or c'est connu, quand on me cherche, on me trouve. C'était l'après-midi, après une matinée éprouvante, de longues heures de cours ennuyantes à souhait, et j'avais un sérieux besoin de me défouler. Fort heureusement, le cours de volley de cet après midi allait satisfaire mes envies.. et peut-être un peu trop.. le cours avait lieu sur le terrain de sport le plus vaste, afin que le professeur puisse assurer la surveillance des matchs des garçons et les matchs des filles, qui étaient séparés pour les équipes, question de justice physique.. ce que je comprenais complètement, lorsque je voyais toutes ses minettes dont le seul plaisir qu'elles pouvaient éprouver en EPS était le fait d'avoir des minishorts qui moulaient leurs jolis derrières, je me rendais bien compte qu'elles étaient loin d'être capable d'assurer devant une bande d'hormones virils dont le principal but était de montrer qui était le plus fort dans l'histoire. Et j'avouais que ce côté de démonstration de puissance m'intéressais bien plus que ce coté de démonstration de fessiers. D'autant plus que des élèves qui n'avaient pas cours s'installaient souvent aux alentours du terrain pour tuer leur temps libre à regarder les autres élèves jouer, elles avaient du public devant qui se trémousser. Alors qu'elles gazouillaient toutes en groupe, moi, je me tenais bien à l'écart, leur lançais un dernier regard sournois et commençais à m'étirer.
La prof détermina les deux capitaines de groupes rapidement. Katherine, une blonde insupportable, et Naoko, une timide petite rouqine. Je fus, bien évidemment, la dernière à être répartie, et finissais dans l'équipe de Naoko par souci d'équilibre. La contraste était flagrante.. dans l'équipe adverse se retrouvait la majorité de ce qui ne méritait que le QI d'un gloss, et dans mon équipe j'avais je ne sais combien de fois le QI d'Einstein.. charmant.. je craquais mes doigts dans un bruit sec et attendis le coup de sifflet. Go. Début du match. Naoko, en réception, laisse tomber la balle au sol. Exclamations de joies de l'autre côté du filet. Je me retourne vers Naoko qui a une mine navrée. J'étais pas au bout de mes peines.. Deuxième service, pareil. Je me retourne de nouveau vers Naoko, et pousse un soupir.

- Bon écoute.. Je me charge de la prochaine..

Elle me lance un regard reconnaissant. Nouveau service. Je réagis au quart de tour et surgis devant Naoko pour rattrapper la balle, cette dernière se reculant avec une exclamation de surprise. La passeuse a le minimum de réflexe de l'envoyer de l'autre côté. Ouf.. ce n'était peut-être pas que des bras cassés.. lors de la suite du match je rattrappais la moitié des balles qui arrivaient, me démenant pour maintenir le jeu. Ce que la prof remarqua rapidement..

- Williams ! contentez vous de faire des passes, laissez les réceptions aux autres !

Argh.. tout ça pour qu'elles s'entraînent.. Je grinçais des dents.
La voix aïgue de Katherine résonna au et fort.

- Entre des rats de laboratoires et une borgne, quelle équipe.. On a aucune chance les filles !

Un éclat de rire dans l'équipe et de la part de quelques personnes qui observaient le match. Je foudroyais la blondasse du regard. Tu vas voir ce qu'elle sait faire, la borgne, petite teigne... Je me tourne vers la passeuse.

- Airi, prochain coup, tu me fais une belle balle bien haute, d'accord ?

Elle me jette un regard interrogateur, hausse les épaules, et aquiesçe. Coup de sifflet. Quelques échanges de balle. J'attend l'occasion propice. La balle arrive sur Airi, qui, avec une mine concentrée, s'applique à faire une balle haute. Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres. Merveilleux. Quelques pas agiles et rapides, et je bondis avec la puissance d'une lionne en chasse. D'un geste parfaitement calculé, ma main smatche la balle. Proie ciblée. Un petit cri strident résonne.
Lorsque je retombe au sol avec souplesse, je me redresse, tandis qu'en face, Katherine est, elle, au sol, sur ses fesses, une main posée sur le front et une grimace douloureuse sur le visage. Toutes les filles de son équipe l'entourant pour voir si elle allait bien, moi j'éclatais d'un rire franc. La grande blonde, après quelques secondes sonnée, se releva furieusement et se dirrigea d'un pas décidé vers moi.

- Comment t'as..comment t'as osé.. Sale..

Je cessais de rire, et la fixais du regard alors qu'elle se tenait à quelques centimètres de moi, rouge de colère.

- Sale quoi ?.. Vas-y, finis ta phrase, et c'est pas un ballon que tu reçevras dans ta jolie petite g***le..

Ma voix glaciale avait claqué dans le silence, comme un coup de fouet.
Je sentais tous les regards rivés sur nous.

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Jeu 24 Fév - 18:04

C'était l'après-midi et une chaleur écrasante pesait sur tout ceux qui avait eu la bonne idée de sortir de leur chambre, pour venir sur le terrain de sport. Personnellement, je préférais être à l'extérieur pour étudier et réviser mes cours en paix. Mais avec tout le monde qui se trouvait entrain les matchs, je ne pouvais pas dire que "en paix" soit très approprié pour cette situation. Les autres avaient cependant des objectifs sans doute moins "noble" que la révision des cours. Il se trouvait qu'une malheureuse classe faisait de l'EPS, du volley plus précisément. Je dis "malheureuse", à cause de la chaleur qui régnait et que je me réjouissait de ne pas avoir à me déplacer, juste à apprendre ces satanés leçons ( qui, au passage, ne me serviront sans doute jamais, je ne pense pas qu'un Magister Magi est besoin de connaître ce genre de chose inutiles qu'on nous apprends ).
Je disais donc, que les personnes qui se trouvaient autour de moi ce divisait en deux catégories simples : ceux qui étaient là pour crier et heur les garçons dès qu'il faisaient des fautes et ceux qui étaient là pour regarder les filles en minishort. Franchement, des fois, mes propres camarades m’exaspéraient. Vu le vacarmes qu'ils faisaient, commentant plusieurs fois la même action, hurlant et jacassant, je dus renoncer à étudier et par paresse de me déplacer, plus que par réelle envie, je décida de rester voir les matchs.
Le match des filles se déroulait juste devant moi et je fus assez surpris. Le score était à-peu-près à égalité, mais dans l'une des équipe, il me semblait qu'une seule fille jouait. Je l'avait déjà remarquée, car elle se tenait un peu à l'écart des autres. Le professeur de sport la réprimanda d'ailleurs pour qu'elle laisse un peu la balle au autres. Bref, tout ce passait assez bien, jusqu'à ce qu'une fille de l'autre équipe lâche la phrase en trop :


- Entre des rats de laboratoires et une borgne, quelle équipe.. On a aucune chance les filles !

Toutes les filles de son équipes se mirent à glousser. Effectivement, la fille avait bien un bandeau sur l'oeil, mais j'étais loin de me douter qu'il lui en manquait un. Elle attisait ma curiosité, celle-là... Un silence pesant s'installa dans l'équipe de la fille au bandeau. Cette dernière ce retourna et parla à une fille derrière elle, trop bas pour que je l'entende. Quand la fille à qui celle au bandeau reçut la balle, elle se débrouilla pour l'envoyer bien haut. Je me demandais pourquoi, quand celle-au-bandeau ( je la nommais intérieurement comme cela ) sauta. Et atteignis la balle, l'envoyant dans le camp adverse avec une grande puissance. Le blonde qui l'avait insulté se la prit dans la tête, tombant, pas très galamment, sur les fesses.
Elle était très forte, cette fille au bandeau... Je me mis à repenser à ce qu'on nous répétait sans cesse à l'école de Magie : " Trouvez une partenaire le plus vite possible ! Si vous remarquez autour de vous une personne, de préférence de sexe opposé, qui se distingue des autres par tel ou tel capacité, saisissez votre chance ! " Sauf que je n'avais pas la moindre envie d'avoir une partenaire. Surtout avec ce que cela impliquait de révéler la magie à une personne sans pouvoir : le choc, le bouleversement de sa vie et de son petit univers "parfait". Sauf que cette fille, on dirait que la seule chose qu'elle attendait, c'était justement un bouleversement dans sa vie. De mon choix dépendait peut-être la cours de sa vie. A moins que, comme dise certaines personnes, nous ne choisissons rien du tout et c'était le destin, déjà tracé pour nous, qui nous poussait à faire les bonnes ou les mauvaises décisions.
Je me pris brusquement la tête dans les mains. Eh, c'était pas le moment de faire des réflexion philosophique, c'était le moment de faire un choix ! Mais on aurait bien dit que c'est effectivement le destin qui pousse les gens à faire les choses, car le choix vint naturellement et s'imposa, après les évènements qui suivirent.
La blonde c'était relever entre temps et c'était approcher de la fille au bandeau. Elle cracha sa phrase comme une insulte :


- Comment t'as..comment t'as osé.. Sale..

En fait, elle avait failli l'insulter. Grossière erreur. L'autre lui répondis sur le même ton :

- Sale quoi ?.. Vas-y, finis ta phrase, et c'est pas un ballon que tu reçevras dans ta jolie petite g***le..

Le silence total se fit sur le terrain. Même les garçons avaient cessés de jouer pour observer. La main de la blonde s'éleva... Je sentais que ça allait dégénérer et d'un bond, je sauta au-dessus de la barrière qui entourait le terrain de sport. Je sentais que la blonde allait donner le coup, mais si l'autre ripostait, ça pouvait finir par être très grave. Je sentis que n'allais pas arriver à temps, malgré la vitesse de ma course. Je savais que je n'avais pas le droit d'utiliser la magie en présence de non-magicien, mais si c'était discret et si cela me permettait de trouver une partenaire, je pouvais bien oublier un peu les règles... Je murmura :

- Flans Paries Aerialis...

Une barrière de vent entoura la fille au bandeau, invisible et je pensais que elle-même ne se doutait de rien. Quand la main s'abattit, elle s'arrêta à cinq centimètres de la fille. Visiblement, la blonde était très étonné. Elle regarda sa main et parla un peu comme si un OVNI venait d’atterrir sur le terrain :

-Mais... et... que... Hein ?

C'était toujours la même chose. Même les plus arrogant perdent toute leur morgue quand ils sont confrontés à quelque chose d'étrange, sortant de leur ordinaire confortable. J'intervins le plus vite possible en prenant la manche de la fille au bandage et en lui glissant un :

-Suis-moi, je te sauve la mise !

Je me retournai vers le professeur, inventant un mensonge le plus vite possible, en sortant mon diplôme de magie, prenant de grand risque, comme si j'était envoyé par le directeur :

- Le directeur la demande ! C'est pour... euh... son oeil !

Puis je m'éloigna rapidement en direction du bâtiment principal, ne courant pas, mais trottinant quand même, en m'assurant que le fille nous suive. La prof ne fit rien, probablement trop indifférente envers ses élèves pour si intéresser.
Une fois hors de vue, je me retourna vers la fille :


- Bon, déjà, les présentations. Moi, c'est Arren. Tu dois te demander pourquoi un deuxième année de collège est venu te chercher ? Je vais te donner les réponses. Mais avant ça, donne moi ton nom et...

Je regardais fixement son visage, me sentant un peu mal à l'aise, déjà que je lui parlais un peu de haut :

- Qu'est-il arriver à ton oeil ?

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Ven 25 Fév - 6:19

L'espace d'un instant, je pus lire avec satisfaction une certaine crainte dans le regard de Katherine. Un véritable semblant d'hésitation.. après tout, qui était capable de rester assez longtemps de marbre devant le regard de glace d'un bleu irréel que je posais toujours avec insistance et assurance sur les autres ? Jusque là, pas grand monde.. et cette blondasse ne faisait pas l'exception.. Et encore, je n'avais qu'un oeil; mon regard était bien plus effrayant et écrasant autrefois, lorsque j'avais mon second iris de couleur rouge sang.. Les personnes aux yeux vairons étaient toujours intriguantes. Que voulez-vous, la différence physique était flagrante.. ce qui est anormal est attrayant.. ce qui me donnait parfois la désagréable impression d'être une bête de foir d'ailleurs. Je n'aimais pas forcément attirer le regard. Aujourd'hui, ce n'était pas voulu; mais soit je me taisais et faisais profil bas, soit je l'ouvrais et je me faisais remarquer.. mais j'étais d'un caractère bien trop impulsif pour me retenir. Trop tard, c'était fait.
Tous mes muscles se contractèrent, prête à riposter, lorsque je perçus le mouvement de bras de Katherine. Ah, alors la demoiselle était-elle suicidaire ? ou simplement, ne savait pas qu'elle avait affaire à une personne -mentalement déséquilibrée de surcroît- qui était maîtresse de l'art du combat.. et encore, elle ne savait pas le nombre d'armes qui étaient déjà passées entre mes mains.. armes blanches comme armes de feu.. Ake ne m'avait rien caché des fonds du métier. Mais j'étais fair-play. J'allais simplement parer chacune de ses piètres attaques digne d'une crêpe de chignon entre gamines et lui fouttre la honte devant tout le monde. Au pire, lui casser un ongle.. je n'allais pas tout de suite m'attaquer aux articulations ou aux os.. héhé.. Rien qu'à l'idée qu'elle allait réellement lever la main sur moi, j'affichais un sourire.
Cependant, son geste s'arrêta net. Quoi ? Elle se dégonflait déjà ?! Oh non.. moi qui croyais que j'allais pouvoir un peu m'amuser.. Ce qui m'intrigua fut l'expression d'étonnement qui s'afficha sur son joli petit minois. Elle bafouilla de trois mots, et je la fixais avec une exrpession tiraillée entre la moquerie, l'étonnement, l'incompréhension, un sourcil haussé. Gné ? Il lui arrivait quoi là ? C'était moi la déséquilibrée mentale normalement.. J'allais lui sortir une petite phrase provocatrice pour la réveiller de sa soudaine et étrange réaction, que je fus coupée net. Je tournais vivement la tête vers l'élève qui s'était retrouvé à mes côtés, et me tirait brusquement par la manche.

-Suis-moi, je te sauve la mise !

Me sauver la mise ?! J'avais pas besoin qu'un collégien vienne foutre son nez dans mes affaires pour que je sorte de cette situation.. mais je le voyais se dirriger d'un pas ferme vers mon professeur pour lui bafouiller une brève excuse, comme quoi le directeur voulait me voir.. pour mon oeil.. pitoyable.. quelle improvisation. Depuis le temps que j'étais ici, on ne m'avait demandé qu'une fois pourquoi j'étais borgne, et c'était à mon inscription, pour mon dossier d'infirmerie. Et bien évidemment, je m'étais contentée de gentillement mentir.. comme d'habitude quoi..
Le collégien qui m'avait "sauvé la mise" s'était mis à trottiner d'un pas décidé vers le bâtiment principal, et je me contentais de le regarder aller avec une expression d'étonnement sur le visage. Pourquoi était-il si décidé à me sortir de cette situation qui ne m'était en aucun cas étrangère, au contraire, m'énerver un peu contre une peste ça ne me faisait pas de mal de temps en temps.. D'ailleurs, Katherine avait toujours l'air comme sonnée. C'était assez amusant à voir.. Mon attention se reporta sur le collégien qui insistait du regard. Apparement il voulait rééééeeeeellement que je le suive. Si ça se trouvait, il y avait vraiment quelque chose ? Honnêtement, ça m'aurait étonné. Enfin, je jettais un dernier sourire carnassier à Katherine, en présage d'une prochaine sympathique rencontre.. j'avais pas fini avec la petite teigne.. mais j'emboitais finalement le pas de l'autre élève, le suivant jusqu'à ce qu'on soit hors de vue du terrain. Il se retourna vers moi.

- Bon, déjà, les présentations. Moi, c'est Arren. Tu dois te demander pourquoi un deuxième année de collège est venu te chercher ? Je vais te donner les réponses. Mais avant ça, donne moi ton nom et...

Je l'écoutais, un sourcil haussé. Il regarda fixement mon visage, avec une expression de gêne, comme si quelque chose le tracassait. Je sentis son regard se poser sur mon cache-oeil.

- Qu'est-il arrivé à ton oeil ?

Ah.. évidemment.. mon oeil. Centre général de l'intrigue des personnes qui me rencontraient pour la première fois. Je croisais les bras et laissais échapper un soupir.

- Bon, écoute, c'est gentil d'avoir voulu me sortir de là, mais je t'assure que je pouvais très bien m'en sortir toute seule. Cette fille, j'en fais qu'une bouchée, et en un temps record, crois moi..

J'esquissais un sourire en coin.

- Et vu l'audace de ta dernière question.. on voit que tu sais pas quel genre de fille je suis, à quoi tu as affaire..

Oh que non, il ne savait pas qu'il avait en face de lui la nièce d'un des plus puissants personnages de la mafia japonnaise.. ni qu'il avait en face de lui un corps abritant parfois deux voix.. en général, on évite de parler aux gens de mon genre, c'est-à-dire les gens avec qui on risque fortement d'avoir des ennuis à tout instant. Mais cet Arren ne m'inspirait rien d'hostile.. au contraire, je pouvais même avoir une certaine ressemblance avec lui, à tout bien y réfléchir. On lisait dans ses yeux bleus une certaine mélancolie, sentiment qui ne m'était pas du tout étranger; et son physique, dont la couleur de ses cheveux était une des pièces maîtresses, se décrivait par un ensemble doux et harmonieux.. qui dégageait une certaine aura de mystère. Bref, il avait de quoi être intriguant, et peut-être m'inspirer la sympathie.

- ..Mais je vais pas t'en vouloir pour ton indiscrétion, c'est pas nouveau que ce qui est différent ou étrange, surprend et intrigue les gens.. quand on est borgne, on prend l'habitude après tout. Et je m'appelle Sayuri.

Comme d'habitude, je trouvais moyen de ne pas dire ce qui était arrivé exactement à mon oeil. S'il insistait, je donnerais une explication banale. Les accidents, c'est courant n'est-ce pas..

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Dim 27 Fév - 18:27

Dès que j'eu posé ma question, je sentis quelle fut déçue. Elle croisa les bras et soupira. Si on traduisait le langage corporel de cette fille cela donnerait surement quelque chose comme : "je m'ennui et je n'ai pas envie de répondre à tes questions". Bon, déjà elle n'était pas du tout dans la communication et je sentais que ça serait dur de parvenir à mes fins.

- Bon, écoute, c'est gentil d'avoir voulu me sortir de là, mais je t'assure que je pouvais très bien m'en sortir toute seule. Cette fille, j'en fais qu'une bouchée, et en un temps record, crois moi..

Peut-être, mais elle l'aurait frapper et elle aurait pu être exclu de l'école. On ne plaisantait pas avec ce genre de choses à Mahora. Mais je suppose, que pour une personne comme elle, changer de lycée ne devait pas la gêné le moins du monde. Surtout si c'était pour échapper à cette peste blonde.
La fille sourit, mais ce n'était pas vraiment rassurant, c'était plutôt le genre de sourire carnassier fait pour intimider. Pas dirigé contre moi, un peu dans le vide. Je connaissais ce sourire. Il était souvent le mien, je l'utilisais pour me "protéger de la douleur". C'était celui de quelqu'un qui souffre, mais ne veux pas que les autres le sachent.


- Et vu l'audace de ta dernière question.. on voit que tu sais pas quel genre de fille je suis, à quoi tu as affaire..

Elle disait ça comme ça, hein ? J'avais déjà une petite idée sur le "genre de fille" qu'elle était. Un peu à part, solitaire, un oeil en moins, très susceptible. Tout ça, c'était déjà sûr. Donc, avec mes conclusions personnelles, je penchais sans doute pour "l'ancienne voyou" ( ou voyou tout court, peut-être ) pour son genre.

- ..Mais je vais pas t'en vouloir pour ton indiscrétion, c'est pas nouveau que ce qui est différent ou étrange, surprend et intrigue les gens.. quand on est borgne, on prend l'habitude après tout. Et je m'appelle Sayuri.

Bon, elle n'avait simplement pas répondu à la question, ce qui voulait dire qu'elle ne voulait pas en parler. J'éviterais donc le sujet à l'avenir... Je connaissais désormais son prénom, ce qui voulait dire qu'elle me faisait déjà confiance au point de dire son prénom à un presque inconnu. Ou sinon, elle me l'avait dit par politesse, parce que j'avais dit le mien, tout simplement. Il faudrait peut-être que j'arrête de m'embrouiller l'esprit avec ces histoires de confiance et réfléchir un peu à ce que je devais lui dire. En tout cas, je n'étais pas beaucoup avancé et la conversation traînait un peu, je n'avais aucune idée de comment lui annoncer que la magie était plus que le thème principaux des romans fantastiques...

Mais si la conversation ne m'avançait pas, le regard de la fille, Sayuri, m'apprenait plus de choses. Pour n'importe qui, il semblait dur et froid, insensible aux autres. Pour ceux qui avaient traversé des périodes difficiles dans leur vie ou avait vécu de grandes douleurs et qui observaient bien, ils pouvaient remarquer comme un léger voile, qui se trouvait dans ces yeux. Un voile de douleur, de tristesse. J'avais mis un moment à le voir, mais je pouvais désormais dire sans me tromper que ça vie n'avait pas été toujours rose. Cette sorte de mélancolie qu'elle dégageait, elle était si semblable à la mienne...

J'inspira un grand coup et je me lança :


- Ce que je vais te dire va te paraître impossible. Il ce peux que tu mette du temps avant de me croire, voir que tu ne me croie jamais.

La plupart des choses dont j'allais lui parler et j'essayai de me rappeler de mes cours sur les bases de la magie, qui étaient déjà très loin dans ma mémoire. Je m'accorda quinze petites secondes pour réfléchir à ce que j'allais lui révéler avant de continuer :

- Les êtres vivants ne vivent pas que grâce au sang et l'eau. Une autre chose nous fait bouger et nous permet de vivre. C'est ce que l'on appelle l'énergie vitale. Ou si tu préfère , le ki.

Je fis un ample geste de la main, désignant se qui trouvai autour de nous, reprenant ensuite :

- Cette énergie se trouve dans chaque chose qui nous entoure. Certaine personne, à force d'entraînement et de combat, ont réussis à utiliser comme ils le souhaitaient le ki qui se trouve dans leur corps et sont capable de faire des choses incroyables.

J'allais désormais rentrer dans la partie où je devrais lui parler de la magie. Je guettais sa réaction, m'accrochant au moindre détails de son visage pour essayer de deviner ce qu'elle pensait. Je scrutais son visage mais aucune expression n'apparaissait clairement. Me résignant à savoir ses émotions avant qu'elle les exprime, ce qu'elle ne ferait sans doute pas, je dus continuer :

- Mais d'autres personnes utilisent différemment l'énergie vitale. Ils réussissent à rassembler l'énergie qui se trouvent tout autour d'eux, pour faire des choses inimaginable. Créer des tempêtes. Faire tomber la foudre. Lire dans les pensées. Tuer des gens aussi facilement que si ils respiraient. C'est ce que vous appelez la magie.

Le volume de ma voix avait légèrement diminué quand j'avais évoqué le fait de tuer des gens. Je m'étais cependant rapidement repris et j'avais continuer à explique, comme si rien ne pouvais m'en empêcher.

- J'ai appris à manier l'énergie, je suis dons un apprenti mage. Tu te demande sans doute pourquoi croire quelqu'un comme moi ? Je sais que tu ne me crois pas. Ce que je te dit n'est que mensonges et inventions à tes yeux.

Je m'interrompis un instant, fixant Sayuri droit dans les yeux, comme si son bandage n'avait jamais exister, comme si à travers, je voyais son oeil qui n'était plus là. Je la fixais, comme si je pouvais voir son âme avec mon regard et lui faire comprendre ce que je voulais lui dire.

- Je suis encore loin d'être un Magister Magi, un grand maître de magie, mais je peux tout de même faire des choses impressionnante, pour te prouver ce que je dis. Je ne vais pas te forcer. C'est à toi de décider si tu veux pénétrer dans le monde obscur des mages. Je te laisse quelques minutes pour réfléchir, puis donne-moi ta réponse. Je ne peux pas te laisser plus de temps, cela me mettrais en danger.

J'attendais avec angoisse sa réponse. J'avais peur qu'elle ne me croie pas, mais aussi qu'elle soit expose au risque du monde de la magie et ses dangers.

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Sam 12 Mar - 16:06

- Ce que je vais te dire va te paraître impossible. Il se peux que tu mette du temps avant de me croire, voir que tu ne me croie jamais.


Il pris son inspiration, et se lança dans un long discours sur l'énergie vitale ou je ne sais quoi qui manqua de me faire écarquiller les yeux. Alors c'était pour me causer spiritualité qu'il s'était ramené en pleins cours de sport ? Il allait pas bien ou quoi ce mec ? Je me contentais, tout le long, de le fixer du regard, les bras tranquillement croisés devant ma poitrine. Je ne laissais rien transparaître sur mon visage, me contentant simplement de l'écouter. S'il était venu me chercher, moi, c'est qu'il devait avoir une bonne raison. Je doutais fortement que ce ne soit qu'un simple timbré collégien qui aie eu envie de chercher des noises à une lycéenne pour faire l'intéressant ou relever quelconque défi qu'un de ses amis lui aurait posé.. si c'était le cas, il devait être un sacré bon acteur, puisqu'il avait vraiment l'air sérieux. Et cette façon dont il avait l'aisance de m'expliquer ce qu'il appelait le ki, avec fluidité et sereineté, me rappelait celle qu'avait Ake lorsqu'il m'expliquait l'art du combat. Je ne sais pas si je pouvais parler de passion dans ce cas; mais il semblait réellement concerné par ce qu'il m'expliquait. Peut-être était-ce cette pensée pour mon oncle qui retint quelques instants la farouche bestiole qui sommeillait en moi, histoire d'écouter ce qu'il avait à me dire, plutôt que de l'envoyer directement balader..

- Cette énergie se trouve dans chaque chose qui nous entoure. Certaine personne, à force d'entraînement et de combat, ont réussis à utiliser comme ils le souhaitaient le ki qui se trouve dans leur corps et sont capable de faire des choses incroyables. Mais d'autres personnes utilisent différemment l'énergie vitale. Ils réussissent à rassembler l'énergie qui se trouvent tout autour d'eux, pour faire des choses inimaginables. Créer des tempêtes. Faire tomber la foudre. Lire dans les pensées. Tuer des gens aussi facilement que si ils respiraient. C'est ce que vous appelez la magie.

Wow.. là ça commençait à dégénérer par contre.. Quelque chose qu'on pouvait modéliser comme une énergie, je pouvais encore vaguement le concevoir, et des personnes qui pouvaient en faire des choses extraordinaires, peut-être; il y avait bien parfois quelques personnes dont les dons pouvaient être surprenants, comme le légendaire contact presque télépathique de certains jumeaux, les dons des magnétiseurs, ou ceux d'autres voyants dont les prédictions ont plus d'une fois surpris les clients qui, n'y croyant pas, se retrouvaient face à la situation prédite.. Ou toute autres soit disant dons du ciel.. Voilà, ce genre de choses, je pouvais encore le concevoir, bien que je sois quelqu'un d'assez réaliste. Mais de là à s'amuser à créer des tempêtes et faire tomber la foudre, non.. Je n'étais pas si naïve pour croire à ce genre de chose.

- J'ai appris à manier l'énergie, je suis dons un apprenti mage. Tu te demande sans doute pourquoi croire quelqu'un comme moi ? Je sais que tu ne me crois pas. Ce que je te dis n'est que mensonges et inventions à tes yeux.

Ah, là par contre, il tapait dans le mille. J'avais été assez gentille pour l'écouter causer pendant tout ce temps, mais je n'allais pas quand même faire semblant de croire aussi ce qu'il me débitait.. Cependant, il me regarda droit dans les yeux - enfin, dans l'oeil serait plus correct - et je sentis son regard se figer dans le mien. Un léger frisson parcourut mon échine, alors que j'avais l'impression que son regard m'avais transpercé. Ce qui me troubla fut également le fait de remarquer qu'il ne fixait pas que mon unique oeil, comme toute personne qui s'adressait à moi, mais mes deux yeux.. du moins ce qu'il restait de l'autre. C'était comme si l'espace d'un instant, mon cache-oeil s'était évaporé, et à la place se trouvait un iris rouge sang. Cela faisait longtemps qu'on ne m'avait pas "déshabillé" du regard comme ça.. Parce que là, je me sentais presque à nu devant un regard aussi profond et sincère, il étant rare, très rare, d'avoir l'occasion de croiser autant de franchise. Je ne lisais aucune hypocrisie. Aucun dégoût. Aucune moquerie. Aucune crainte. Un regard vrai..

- Je suis encore loin d'être un Magister Magi, un grand maître de magie, mais je peux tout de même faire des choses impressionnantes, pour te prouver ce que je dis. Je ne vais pas te forcer. C'est à toi de décider si tu veux pénétrer dans le monde obscur des mages. Je te laisse quelques minutes pour réfléchir, puis donne-moi ta réponse. Je ne peux pas te laisser plus de temps, cela me mettrais en danger.


Son regard m'avait tellement troublé, que je mis quelques secondes avant de reprendre ma désinvolture habituelle. Allons Sayu, te laisse pas écraser aussi facilement.. c'était juste un regard..
Je poussais un léger soupir, et me détendait légèrement, baissant un instant le regard sur mes baskets.

- Je crois honnêtement qu'il faut être complètement timbré pour croire derechef à tout ce que tu viens de me raconter là sur ta magie ou je ne sais quoi..

J'esquissais un sourire en coin et relevais la tête, pour figer mon regard dans le sien.

- Mais je vais te confier quelque chose; je suis bien plus que complètement timbrée..

Après ce murmure, je laissais échapper un léger rire. C'est vrai, je ne pouvais pas le blamer de vouloir me faire croire à la magie après tout, car si jamais je racontais spontanément à quelqu'un que j'entendais parfois une voix dans ma tête, je passerais tout autant pour une allumée. Une soudaine lueur d'incompréhension, de curiosité, s'alluma dans mon unique oeil.

- Et puis, pourquoi être venu raconter tout ça à moi, précisémment ?

C'était vrai ça.. pourquoi moi en particulier et pas une autre fille de ma classe, hein ? il devait avoir le flair pour les gens pas normaux.. parce que là, il avait tapé dans le mille.

- Comme on dit, il faut voir pour croire. Et moi, jusque là, je n'ai vu personne faire tomber la foudre.. et il faudra plus que faire apparaître une pièce derrière mon oreille pour me faire croire à la magie. Désolée, mais je suis plus une gamine.

Sans doute, n'avais-je jamais réellement eu l'occasion d'en être une.


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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Dim 27 Mar - 18:43

La fille, Sayuri, baissa les yeux et sembla fixer ses baskets un instant, en soupirant doucement.

- Je crois honnêtement qu'il faut être complètement timbré pour croire derechef à tout ce que tu viens de me raconter là sur ta magie ou je ne sais quoi..

"Ma magie" ? On voyait bien qu'elle ne me croyait pas du tout et qu'il en faudrait beaucoup plus qu'un simple discours pris dans un manuel de débutant pour la magie. Je m'apprêtais à lui parler, mais elle releva la tête et cette fois là, ce fut elle qui me regarda dans les yeux.

- Mais je vais te confier quelque chose; je suis bien plus que complètement timbrée..

Si elle me disait ça, oui, je pouvais bien croire qu'elle avait quand même un grain... Cela voulait également dire qu'elle pouvait éventuellement me croire ? Je n'en savais rien et je n'arrivait pas vraiment à savoir ce qu'elle pensait. Cependant, je vis qu'elle repensa à une chose et que je commençais à l'intéresser, enfin.

- Et puis, pourquoi être venu raconter tout ça à moi, précisémment ?

Ah, il était peut-être temps qu'elle se le demande. Je ne pourrais malheureusement pas répondre à ses questions dans l'immédiat et elle devra attendre un peu avant de savoir pourquoi je l'avais choisie.

- Comme on dit, il faut voir pour croire. Et moi, jusque là, je n'ai vu personne faire tomber la foudre.. et il faudra plus que faire apparaître une pièce derrière mon oreille pour me faire croire à la magie. Désolée, mais je suis plus une gamine.

Il était normal qu'elle n'ai jamais vu de personne faire tombe la foudre, puisque les magiciens étaient assez discret et utilisait au minimum leurs pouvoirs en-dehors du Mundus Magicus, le Monde Magique. Personnellement je n'y étais jamais allé, mais d'après ce que j'avais lu dessus, la magie faisait partie du quotidien là-bas.
Mais quand même... une pièce derrière l'oreille ? Les Magisters n'étaient pas ce genre de charlatan. Surtout qu'ils utilisent uniquement leurs magies pour venir en aide aux autres. Elle s'attendait à un tour de prestidigitation ? Elle allait être surprise...


- Ce que je vais vous montrer n'as rien à voir à ce que vous penser. Je ne vais peut-être pas faire tomber la foudre, c'est assez voyant, mais je peux quand même te prouver que je ne dis pas de fables...

Je réfléchissais déjà à quel sort lancer, quelque chose qui devait être assez puissant pour l'impressionner, mais assez discret pour ne pas avertir la moitié du pays que la magie existait vraiment. Je révisai mentalement les sorts que je maîtrisais suffisamment pour ne pas risquer qu'ils échappent à mon contrôle et révèlent accidentellement à plus de personnes qu'il le faudrait que la magie existait.
Après ma rapide réflexion, je sortis mon bâton de mon sac, m'apprêtant à lancer mes incantations.


- Pour la raison qui m'a poussé à te parler... Eh bien, j'ai pensé que tu me ressemblais... Ne t'inquiète pas pour tout le reste, je t'expliquerais après... Si tu accepte de devenir ma partenaire bien sûr, sinon ça ne servirai à rien.

Je regardai d'abord consciencieusement autour de moi pour être sûr que personne ne regardait et pourrait éventuellement me surprendre. Je ne commençai qu'après avoir été certain de Sayuri serait la seule à observer ce que j'allais faire.Je tendis mes bras devant moi, tenant fermement mon bâton, me préparant à l'incantation. Je le fis ensuite tourner deux, trois fois dans mes mains, pour me mettre en confiance et me concentrer sur mon sort. Je récitai ensuite les paroles incantatoires :

-Ignis Deux Nix... Gloria ! Jaculato Grandinis !

Je fermai les yeux, invoquant en moi-même les esprits de la glace en priant pour que mon sort ne rate pas, ce qui mettrait par terre tout ce que j'avais fait. J'entendis soudain un bruit sourd et en rouvrant les yeux, je pus m'apercevoir qu'une lame de glace gisait à terre. Tenant désormais le bâton d'une main, je récupéra la lame effilée et tranchante.
Je lui fis faire quelques mouvement, comme si je me battait contre un ennemi invisible. Je tournai la tête vers Sayuri et lui dit avec un sourire moqueur :


-Si ce que je viens de faire ne t'as pas convaincu, regarde un peu ce qui vient ensuite...

Je reposai la lame de glace sur le sol et je tint ma baguette d'une main, tendant ce bras le plus loin possible de moi, du côté droit. Je ferma de nouveau les yeux, brièvement cette fois et je commençai mon sort :

-Ignis Deus Nix, Gloria ! Saltent !

De ma main libre, j'indiquai de deux doigts le ciel en activant ma magie. Lentement, la lame de glace sur le sol se mit à s'élever, monter, jusqu'à être au niveau de mes yeux. Avec ma même main, je donna un violent coup dans le vide avec la paume. Le pique s'éloigna brutalement et continua de flotter quelques mètres devant moi. Satisfait du résultat, je lança la seconde incantation:

- Ignis Deus Nix, Gloria ! Sagitta Magica, Ignis !

Cette fois-ci, ce fut aux esprits du feu auquel j'adressai un voeu silencieux. Faisant tourbillonner mon bâton au-dessus de ma tête, je l'abattis à l'horizontale, tout en lançant ma magie. Une boule de feu vint naître à son extrémité, avec des contours plus précis de secondes en secondes. Une fois que je mon sort fus parfaitement formé, je pus relâcher ma magie. La flèche de feu partit d'un seul coup, filant telle une comète tomber sur Terre, pour venir percuter et pulvériser le pique de glace.
Épuisé d'avoir utilisé de sort puissant et un sort mineur à la suite, je m'adossa à un mur. Je relevai rapidement la tête, en souriant, pour parler à Sayuri :


-Alors, la magie n'existe toujours pas et je suis toujours un menteur ?

[ Désolé pour le retard -_-" ]

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Lun 11 Avr - 11:34

[Là c'est moi qui m'excuse pour le retard.. x___x]

Je ressentis un tressaillement chez lui, comme s'il s'était indigné de mes mots.. peut-être ma façon d'avoir généralisé la magie l'avait gêné ? Si c'était le cas, c'est qu'il y croyait vraiment ferme, à ce qu'il m'avait raconté. Etait-il si impliqué que ça dans son délire de magie ? En tout cas, j'étais bien trop réaliste pour pouvoir croire un mot de ce qu'il racontait.. et pourtant.. il était décidé à me prouver que j'avais tord d'avoir un esprit aussi pragmatique, puisqu'il m'assura que ce qu'on pensait était complètement différent de ce qui était vrai. J'en savais rien moi, je ne faisais que relater le plus bête tour de magie qui amusait majoritairement les enfants, j'allais pas chercher loin pour quelque chose que je ne croyais en rien. J'allais m'en aller, mais puisqu'il voulait me montrer quelque chose.. eh bien, qu'il fasse ses preuves. Je n'avais rien à perdre après tout.. à part mon temps mais ce n'était pas un problème, puisque de toute façon, je ne retournerai pas en cours tout de suite, oh non, j'allais même profiter de cette stupide excuse d'oeil pour souffler un peu. Bien quoi ? je n'aimais pas les cours, c'était dans mes genes, dans mon sang. Impossible de me faire supporter l'autorité, que voulez-vous..
Je le regardais donc sortir de son sac un étrange baton, de noir complet. On aurait dit un luisant ébène, plutôt joli. Non, ne me dites pas qu'il se trimballait ça sur lui toute la journée comme une fée se trimballait une baguette magique ? Ca virait presque au comique là ! C'est donc avec une mine un peu étonnée que je le regardais sortir son bout de bois. Moi, les seuls batons que j'employais, c'était pour taper. Et pour ça, je préférais largement les barre en fer.. ça fait plus de dégâts que le bois trop fragile, héhé.. Je chassais ces idées de ma tête. Bon sang ma pauvre Sayu, tu es trop psycopathe sur les bords. Un peu au milieu aussi.

Il répondit au passage à ma question quant au fait que ce soit vers moi qu'il s'était dirrigé précisément. Il pensait que je lui ressemblait ? Peut-être. Je ne le connaissais pas assez pour l'affirmer. J'avais eu comme un élan de compréhension, lorsque j'avais décelé quelque chose d'assez mélancolique dans son regard; peut-être avait-il eu aussi un passé difficile.. il fallait avouer que le mien était assez.. heum.. compliqué. Mais si c'était le cas, s'il me ressemblait vraiment, alors je le plaignais. Parce que ça m'étonnerait, que beaucoup de gens apprécieraient de me ressembler, aussi glaciale et dérangée que j'étais.. que voulez-vous, à force, on finit par se faire une image pessimiste de sois-même. Puis il évoqua le terme de "partenaire". Gné ? partenaire ? Ca il ne m'en avait pas vraiment parlé. Alors il était pas juste venu me raconter son blabla pour rien, non, il voulait vraiment m'inpliquer dans son délire. Il voulait dire quoi exactement par 'partenaire' ?.. Il regardait autour de lui avec une certaine nervosité, alors que je m'apprêtais à lui poser la question; il ferma soudainement les yeux, prenant une inspiration, comme s'il allait.. Il n'allait quand même pas..? eh bien si. Il lâcha une phrase incompréhensible, comme une triomphale incantation. On aurait dit quelque chose comme du latin. Je reculais d'un pas et le regardais avec des yeux écarquillés. Il était vraiment timbré.

- Mais qu'est-ce que..

Je perdis mes mots lorsqu'un bruit sourd attira mon regard au sol, me tirant un sursaut de surprise. Ma respiration se coupa net. Arren se pencha pour récuperer la lame de glace qui s'était matérialisée au sol. Je lui suivais du regard, bouche-bée. Il dut le remarquer, puisqu'un sourire amusé se dessina sur ses lèvres, et il m'avertit qu'il n'avait pas fini son numéro. Oh mon dieu. Qu'est-ce qu'il me préparait. Il reposa la lame au sol. Nouvelle incantation, et l'objet en question.. s'éleva dans les airs. Chaque geste de l'élève semblait indiquer au morceau de glace quel mouvement il devait suivre. Et il n'avait pas encore finit. Une troisième et dernière - je l'espérais, j'en avais déjà vu assez comme ça - incantation résonna. Ce qui s'ensuivit m'acheva complètement. C'est avec un air complètement ahurri que j'observais une flamme se former au bout du bâton sombre pour s'en détacher et filer tel une flèche vers la lame de glace, qui éclata au choc.

-Alors, la magie n'existe toujours pas et je suis toujours un menteur ?

Il s'était appuyé contre un mur, comme épuisé, et avait son regard tourné vers moi, un sourire aux lèvres. Moi je me contentais de le regarder avec la bouche légèrement entrouverte, tout en clignant mon unique oeil. Je devais avoir une sale tête bien comique, à être aussi ahurrie. Je pouvais pas croire ce qui venait de se passer. C'était trop.. Enfin, si, vu que je l'avais vu, j'étais bien obligée de le croire.. mais.. je.. bref ! On va dire que je ne savais pas trop comment réagir. Quelqu'un de normalement consitué se serait peut-être cassé illico, et moi, je me contentais de rester là, silencieuse, à ne pas savoir quoi répondre, quoi faire. Je repris mes esprit lorsqu'une soudaine douleur me lança à l'oeil gauche.

- Je.. je crois qu'il faut que je m'assoie un peu..

Je fléchis les jambes et m'accroupis avec agilité, me retrouvant en tailleurs sur le sol. Je posais machinalement ma main sur mon cache-oeil. Un frisson parcourut mon échine alors qu'une foule de choses me revenaient. J'étais témoin. Je l'avais vu, de mon propre oeil. Pourquoi je le croirais pas, alors que j'étais une des personnes les mieux placées pour savoir qu'il existe des choses étranges dans l'esprit des gens, puisque j'en étais un exemple même ? La voix du diable résonnait bien dans ma tête, parfois.. j'avais bien autrefois un iris rouge sang qui brillait d'une lueur malveillante, contrastant avec le reste de mon physique plus angélique que démoniaque.. pourquoi pas l'existence de la magie ? Tout ça d'un coup, c'était difficile à digérer..
Me rendant compte que j'étais restée assise silencieusement pendant un bout de temps sans m'occuper d'Arren, je sortis de ma réflexion, et posa mon regard sur lui.

- Qu'est ce que tu attends de moi, exactement ?

C'est d'une voix calme que j'avais pronnoncé mes mots. Pour une fois sans aucun timbre de mépris, ne laissant transparaître aucune émotion, uniquement sincérité. Une voix qui ne m'étais pas habituelle, il fallait dire. J'avais beau toujours dire ce que je pensais, j'avais toujours un masque dur et solide qui cachait mon sourire. Arren avait le privilège, de voir mon vrai visage.

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Ven 15 Juil - 20:34

Au début, elle ne faisait que me regarder, comme plongée dans un rêve dont elle ne pouvait pas sortir, éternelle prisonnière. Elle ne disait rien et n'exprimait presque aucune émotion, sauf un léger étonnement. Elle déclara soudain qu'elle avait besoin de s'assoir un peu. Elle s'assit en tailleur puis porta la main à l'oeil qu'elle n'avait plus. Elle resta muette, sans doute absorbée par ses pensées qui tourbillonaient et repensant à ce qui venait de se passer. Le silence commença à devenir pesant, mais je devais la laisser se sortir de cet état toute seule, c'était primordial. En un sens, je la comprenait un peu, même si je n'avais pas eu à subir ce choc là, car je connaissais la magie depuis ma naissance et c'était quelque chose de normal pour moi.
Au cours de l'école de magie ( que j'avais beaucoup séché, d'ailleurs ), on apprenait que les personnes qui apprenait l'existence de la magie pouvait réagir de 3 manières diférentes : soit elles acceptaient très naturellement les évènements et s'adaptaient vite; soit elles refusaient tout et cherchaient toute leur vie un explication rationnelle sans jamais la trouver; soit elles sombraient dans la folie la plus profonde. Instinctivement, je savais que les grands sages qui avaient décrété cela n'avaient pas pensé, à aucun moment, que quelqu'un comme Sayuri découvrait un jour la magie. Elle, elle ne rentrait pas dans ces stupides catégories. Elle était à part. Non. Ce n'était pas vrai. Nous étions tout deux à part, jamais là on où nous attendait, insaisissables. Rien ne nous rapprochait, tout nous séparait, et pourtant, d'une certaine manière, je sentais que nous nous ressemblions. Alors, j'attendais. Après un moment, elle releva la tête et me demanda tranquillement :

- Qu'est ce que tu attends de moi, exactement ?

Enfin une question à laquelle j'allais m'empresser de répondre. Je me relevai, et, les mains dans les poches avec un air détaché, je m'approchai d'elle. Je me baissai légèrement et fixai mes yeux dans celui qui lui restait.

- Une protection.

J'avais lâché ça comme ça, sans trop réfléchir, bien que ce soit vrai. Seuls les Magister aux pouvoirs expetionnels pouvaient se passer de Partenaires. Pour un moi, qui n'était pas si avancé en magie, c'était indispensable. Les combats entre magiciens en formation était quelque chose de courant, et c'était souvent la qualité du Minister qui faisait toute la différence. Il était certain que si je réussissais à faire de Sayuri ma Partenaire, j'aurais une alliée d'une puissance que même moi je ne pouvais pas imaginer. Et puis, ma curiosité avait aussi joué un rôle dans tout ça : j'avais vraiment envi de découvrir plus de cette jeune fille si sombre...

- Je te propose de devenir ma Partenaire. Puisque tu connais désormais l'existence de la magie, tu va devenir une proie de choix pour les mages noirs. Alors, si tu m'offre ta protection, je t'offrirai la mienne.

Le plus dur restait à venir. Je n'étais gêné qu'en présence de filles de mon âge, les filles plus âgées ne m'interessait pas ni ne me gênait. Cela ne changeait presque rien, ce que je devrais accomplir resterait quand même difficile. Je me penchai encore un peu plus en avant, pour que mon visage se retrouve en face de celui de Sayuri...

- Mais il y a un prix à tout ça : un baiser...

Je me rapprochai inexorablement quand la réalité me rattrapa soudain. Je me redressai brutalement en tourna le dos à la jeune fille. Me protégeant le visage de la main droite, je présentai mes excuses à Sayuri :

- Pardonne-moi, je me suis un peu précipité... Il est encore trop tôt...

Là, ce n'était plus de la précipitation, c'était pire ! Je m'étais concentré sur l'avenir au point de ne plus voir la situation du présent. Pour passer le Pactio, il faudrait déjà lui expliquer un peu plus de choses à propos de la magie, surtout au niveau des dangers qu'elle pouvait encourir. On avait beau nous faire croire que cette école était sécurisée, on était pas à l'abri d'attaques de mages noirs ou d'élèves en magie particulièrement vicieux.

- Tu devrais te décider très vite si tu veux être ma Partenaire, appelé aussi Minister. Des personnes assez dérangées, les mages noirs, sont prèts à tout pour imposer leur suprématie, alors si ils voyent quelqu'un qui peut devenir un Minister, ils n'hésiteront pas à l'agresser. Si tu refuse, en revanche, je devrais essayer de t'effacer la mémoire afin de te protéger, mais il y a de grandes chances que cela ne réussisse pas.

Ce que je disais était calculateur, car les probabilités qu'un mage noir ce trouve dans l'école était infime, mais comme on disait : "on est jamais trop prudent".
Pourtant, je n'arrivais pas à me décider : vallait-il mieux attendre que je l'informe plus ou profiter qu'elle n'y connaissait rien ? Après un moment de réflexion, je tranchai. C'était simple, pas besoin d'aller chercher loin, Sayuri choisirait elle-même.
Je me retournai vers elle et m'assis en face d'elle.

- Il faut tout d'abord que tu saches que si tu acceptes, ta vie en sera modifié à jamais et ton destin sera lié au mien au moins jusqu'à ce que j'ai trouvé un autre Minister. En échange, tu gagnera un nouveau monde qui était invisible à tes yeux avant cela.

J'avais prononcé l'expression "tes yeux" pour la faire réagir, pour faire le lien entre ce qu'il ce passait et elle, entre le réel et moi. J'ignorais si ça allait marcher.

- Ensuite, après que tu sois devenu ma Partenaire, tu devras lutter à mes côtés contre mes ennemis sans faillir. Ce n'est pas la tranquilité que je t'offre, loin de là, mais je pense que la monotonie ne te convient pas.

Et voilà, je plaçais mon meilleur argument : la monotonie qu'elle vivra si elle décline la proposition. Moi-même, si on me demandait de choisir entre une vie banale et sans inconnu et une vie faites de danger et de combat, je n'hésiterais pas une seule seconde. Sans doute car j'adorais me battre depuis mon plus jeune âge. A l'école de magie, mon existence avait été rythmé par mes nombreux combats avec mon professeur pour vaincre l'ennui, et j'y vais pris goût. Etait-ce la même chose pour elle ? Je me doutais bien que je n'allais pas tarder à le savoir...



[ A cause de la fichu règle que j'ai moi-même inventé, je dois te demander avant de faure un Pactio. Alors, oui ou non ? ^^ ]

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Jeu 21 Juil - 13:19

Le temps que je sorte de ma réflexion, il avait déjà repris son souffle, et c'est dun pas las qu'il se dirrigea vers moi après s'être relevé. Il se planta devant moi, mains dans les poches, et répondit à ma question avec simplicité, en deux mots. "Une protection". Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Ouais bon.. vu que je savais pas faire le moindre tour de magie, j'imagine que je devenais une sorte de bouclier humain ? L'idée pouvait être assez vexante à premier abord, pour une personne à peu près constituée normalement, mais moi j'avais déjà assez côtoyé le combat, les lames, les armes à feu, et toute la violence qui va avec pour ne pas en être choquée. Mais il y avait toujours quelque chose qui me gênait dans l'image que donnaient les 'gardes du corps'.. cette image de chien-chien à son maître qui montre les crocs ou remue la queue à la demande de celui-ci. Les gardes du corps, pour moi, ce n'étaient que des pitbulls bien dressés qui obéissent gentiment. Non, moi j'étais pas aussi servile, j'étais plus caractère de chat que caractère de chien.. Je ne critiquais pas par là le fait de protéger quelqu'un d'autre que soit - car j'avais également des élans protecteurs, je n'était tou de même pas une bête sauvage et sanguinaire ! - mais plutôt le fait de faire ça parce que la personne que vous protégez a les moyens de se payer des humains cmme des marionnettes, des objets, des armes, tout ça pour protéger leur petite vie. Mettre en péril celle d'autres personnes qu'on ne connaît même pas, pour préserver la sienne.. je trouvais ça si lâche.. Et puis, j'étais plus efficace solitaire que coéquipière. Enfin, Ake m'avait toujours guidée sur un chemin de solitude après tout, pour m'apprendre à me débrouiller seule, comme s'il n'y avait aucune aide derrière moi ; il m'avait toujours appris à ne compter que sur moi et moi seule, m'avait rabaché que dans la vie, si tu n'écrase pas les autres, ce sont les autres qui t'écrasent. Que personne ne méritais réellement ma confiance. Que je devais me battre pour moi, et moi seule. Ce qui collait parfaitement, à ma fâcheuse tendance à envoyer balader les autres au lieu de chercher à favoriser le contact avec eux.. Je n'avais jamais aimé me mêler aux autres, ils me prendraient pour une folle. Ce que j'étais sans doute, d'ailleurs.. Aussi, rares étaient les duos que j'avais pû former. Car il y en avait bien eu ! Avec Ake, deux fois. Une fois, à mon premier apprentissage, et une deuxième fois, à mon dernier apprentissage. Ce n'était plus réellement un apprentissage, à vrai dire. Car cette nuit là, Ake considérait que nous étions égaux, et c'est un combat à deux que nous avions mené, et non uniquement le mien alors qu'Ake surveillait que je me débrouille bien - me laissant parfois dans de piètres situations sanglantes jusqu'à ce que je m'affaisse complètement dans l'inconscience pour intervenir - ou alors seulement le combat d'Ake alors que moi j'observais, cachée, pour en apprendre alors qu'il jugeait la situation trop dangereuse pour que je m'y mêle. Non, c'était un duo parfait, du maître et de l'élève, une véritable symbiose. Nous nous tournions le dos, mais sachions exactement quel geste effectuait notre partenaire au même moment. Ce combat était sans doute le plus mémorable que j'ai pu connaître.. Et puis, j'avais également effectué un duo avec une amie d'Ake, alors que mon cher oncle voulait que je voie ce qu'était combattre aux côtés de quelqu'un qui avait une attitude de combat bien différente. Une bonne partenaire, une bonne expérience, croyez-moi.

En parlant de Partenaire, voilà le terme qu'il employait plus exactement pour décrire ce qu'il voulait que je devienne. Déjà, je préférais ce terme là à protection.. Hum.. par contre, ce qui était des mages noirs, il m'avait pas encore expliqué ça. J'haussais un sourcil, perplexe, sans détourner mon regard du sien. Evidemment, fallait bien des méchants dans l'histoire.. t'facon, on s'ennuirait s'il n'y en avait pas. Mais bon, ca serait bien qu'il m'en explique quand même un petit rayon, histoire de savoir quels étaient les risques encourrus.. Je me surpris à penser à ça, d'ailleurs. Non mais Sayuri, c'est pas comme si t'allais tout de suite accepter !
D'ailleurs, je refoulais encore plus cette possibilité, lorsqu'Arren se rapprocha un peu plus de moi, m'annonçant une des closes du contrat. Qui me fit écarquiller mon unique oeil. Je reculais ma tête dans le peu d'espace qui me restait avant que celle-ci ne touche le mur, tout-à-coup gênée. Non mais il allait pas bien ?! Un baiser ? On était pas dans un conte de Walt Disney bordel ! J'allais exprimer vivement mon désaccord qu'il me coupa net, se retrounant et s'excusant, gêné. Mouais, je préférais ça.
Pas le temps non plus de répondre quoi que ce soit, qu'il revint sur le sujet des mages noirs. Ah, voilà qui répondait à ma question. C'était bien ce que je pensais, les méchants de l'histoire quoi ! A tout bien réfléchir, il aurait été plus logique que je finisse "Minister" d'un mage noir que d'un innocent collégien. Voyons, de un, j'étais complètement dérangée, tout comme eux, et de deux, j'étais descendante d'une famille de Yakuza de générations en générations. Mais il y a longtemps, que nous ne suivions plus la Voie Chevalresque, et ses règles qui n'étaient plus respectées. Mais la suite des choses me fit supprimer immédiatement cette réflexion de mon esprit, car je me sentais bien trop jeune pour être supprimée ! J'avais beau avoir vécu beaucoup de choses pour mon âge, je n'avais pas encore fini. Et me faire griller par un éclair de magie, non merci.. Et puis, j'avais déjà de gros problèmes psychologiques, je ne tenais pas à ce qu'un sort d'oubli raté me bousille encore plus mon crâne. Il avait bien joué son tour, j'étais complètement cernée ! Si je refusais, il me balançerai un sort je ne sait comment qui avait toutes ses chances d'être complètement loupé, et en plus de ça, je me ferais poursuivre par ses mages noirs.. Sympathique..

Non, mais à quoi je pensais ? Voilà qu'il m'avait contaminé, avec son air sérieux et sa voix franche. Je réfléchissais comme si tout ce qu'il racontait était logiquement vrai. Allons Sayu, t'es une réaliste.. comment tout ça serait possible ? on voit que ça dans les films de fictions.. ou encore, dans un coin isolé d'une école japonaise à la place d'un cours de volley-ball. Et oui, j'avais bien vu tout ça de mon propre oeil, et je ne rêvais pas. Me pincer la peau, ne me réveillerais pas. Me mettre une claque, non plus. C'était bien la réalité.
Arren s'assit devant moi. Il encra de nouveau son regard dans le mien. Je pouvais lire, la franchise dans son regard. Il ne se moquait pas de moi, c'était ça le pire ! il était vraiment sérieux. Quelque chose, dans ses yeux, m'était familier. Ce que ce regard exprimait, j'avai l'impression de le connaître.. Ses mots coulèrent en moi. Comme s'il savait quels mots pronnoncer, comme si quelque chose se créait déjà entre nous, comme s'il établissait un contact plus intime que celui d'une simple conversation entre deux élèves. Un frisson parcroutut mon échine, alors que je commençais à comprendre un peu mieux cette familiarité dans son regard. Malgré que je soit de glace, et lui de feu, nous avions quelque chose en commun. Je ne savais pas réellement quoi.. je ne pouvais exprimer cette sensation. Comme si quelque chose me murmurait, que nous étions liés, d'une façon étrange et étroite. Je ne savais rien de lui, et pourtant, cette familiarité !

- Ensuite, après que tu sois devenu ma Partenaire, tu devras lutter à mes côtés contre mes ennemis sans faillir. Ce n'est pas la tranquilité que je t'offre, loin de là, mais je pense que la monotonie ne te convient pas.


Je gardais une expression sérieuse et réfléchie, puis, je m'autorisais un sourire en coin. Dans le mille. La monotonie, c'était pas mon truc, non. Il n'y avait qu'à me voir en salle de classe pour le comprendre. Il n'y avait qu'à connaître mon passé, pour le comprendre..
Je baissais un instant le regard, et poussais un soupir. De nouveau, je posais machinaliement ma main sur mon cache-oeil, réflexe que j'avais lorsque je réfléchissais. Puis, je relevais la tête, et plongeais à mon tour mon regard dans le sien.

- J'espère que tu t'es pas foutu de moi. Franchement, j'en doute, sinon t'es un sacré comédien.. Mais si c'est le cas, tu le regretteras amèrement.

Ma voix se voulait froide. Glaciale. Il devait comprendre, qu'on ne rigolait pas avec moi. Je me détendis un peu, et pris un ton moins grave, sans détourner mon regard du sien.

- Je veux bien te suivre dans ton monde. Mais il faut que tu saches, que tu devras en conséquence entrer dans le mien. Et beaucoup s'y sont perdus.

Il m'avait avertis de tous les dangers auxquels il m'exposerait. Je me devais bien de lui raconter ceux auxquels il aurait affaire en se liant à moi. Je jettais un bref regard autour de nous. Personne. Tant mieux. Je ne voulais pas que quelqu'un m'entende parler ainsi; je ne m'y étais jamais risquée. Arren, serait le premier à m'entendre avouer pleinement ma folie.

- Si tu as été franc avec moi, je vais l'être avec toi. Et je vais te le dire directement; je suis difficile à vivre. Pas comme une gamine inssuportable à cause de son sale caractère, non, c'est plus compliqué que ça. Il y a quelque chose qui tourne vraiment pas rond chez moi, et je pèse mes mots. Je posais un index sur mon cache-oeil. Tu voulais savoir ce qui est arrivé à mon oeil ? Eh bien. Ce n'était pas un accident, comme il l'est mentionné dans mon dossier accessible à l'infirmerie. Et comme j'ai été capable de m'en prendre à mon propre oeil, je serais capable de m'en prendre à toi. Sans que je ne le veuille vraiment.

Je me sentais un peu gênée de lui dire ça, c'était la premiere fois que je m'exprimais ainsi sur cet épisode de ma vie. C'était peu, mais c'était beaucoup pour moi déjà. Et en général, je ne prévenais pas les proies de ma folie qu'une voix me sussurait occasionnellement de les étrangler ou autre acte sympathique.. Je voulais l'en prévenir, mais je ne voulais pas non plus tout lui dévoiler de moi. Ce n'était aucunement dans ma nature. C'était déjà un miracle, que j'ai pu pronnoncer ces quelques mots sur ma personnalité. Enfin. Je ne détournais mon regard du sien.

- Tu me veux toujours comme Partenaire ?

Fis-je, esquissant tout de même un sourire en coin.
Mais dans quoi je m'embarquais ?

[ OUI, JE LE VEEEUX *PAN* Plus sérieusement, j'ai hâte de faire entrer Sayu dans le monde des mages, ça va être comique x) ]

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Dim 15 Jan - 18:27

Mon regard restait fixé sur ses lèvres, attendant sa réponse. Les mots qu'elle pourrait prononcés, je me les répétais, essayant de prédire sa réponse, de décoder ses gestes, ses paroles. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressentis ça, cette chose qui se rapprochait au plus près de l'excitation pour moi. Je savais qu'elle n'accepterait pas. On ne pouvait que me rejeter. Il fallait être taré pour s'associer avec un type comme moi.
Lucide, pour pouvoir douter de moi. Torturée, pour avoir au moins une part de vie à partager avec moi. Dérangée, pour pouvoir me comprendre. Belle, pour que je l'aime. Solitaire, pour que je ne m'éprenne pas d'elle.
Celle que je cherchais.

Des images fugitives me traversèrent.

La jeune fille marchait, seule, dans une robe blanche déchirée. Son regard était vide, distant. Sur son cou, une entaille saignait, imbibant le tissu de sa robe de rouge. Un adolescent au cheveux noirs apparut devant elle. Aucune pitié ni compassion ne se trouvait dans ses yeux. Ses mains gantées effleurèrent le visage de sa dulcinée, qui se blottit dans ses bras lorsqu'elle le reconnut.
Mais encore une fois, à la fin de leur étreinte, il disparut, ne lui laissant qu'une infime trace de sa chaleur. Elle savait qu'il reviendrait. Il ne pouvait résister.

Ce n'était pas ma vie, ce n'était pas ma vie, ce n'était pas ma vie... Alors pourquoi était-ce dans mon esprit, douleur aussi vive que si la blessure de cette fille était la mienne ?

Ces images furent balayées par une voix froide, mais réelle :

- Je veux bien te suivre dans ton monde. Mais il faut que tu saches, que tu devras en conséquence entrer dans le mien. Et beaucoup s'y sont perdus.

Je ne lui offris qu'un sourire.

- Si tu as été franc avec moi, je vais l'être avec toi. Et je vais te le dire directement; je suis difficile à vivre. Pas comme une gamine inssuportable à cause de son sale caractère, non, c'est plus compliqué que ça. Il y a quelque chose qui tourne vraiment pas rond chez moi, et je pèse mes mots. Tu voulais savoir ce qui est arrivé à mon oeil ? Eh bien. Ce n'était pas un accident, comme il l'est mentionné dans mon dossier accessible à l'infirmerie. Et comme j'ai été capable de m'en prendre à mon propre oeil, je serais capable de m'en prendre à toi. Sans que je ne le veuille vraiment.

Le silence s'installa. Elle le brisa, me détournant de mes abîmes.

- Tu me veux toujours comme Partenaire ?

Sa déclaration n'avait rien alterée en moi. M'atteindre n'était plus possible.

- Que croyais-tu ? Que s'en prendre à moi étais si facile ? Que j'étais moins dérangé que toi ?

Un instant, puis je fus près d'elle.

- Je te dois cela, si tu veux être ma partenaire, si tu accepte de rester avec moi, il faut bien que je te rende ce que tu m'as donné.

Machinalement, je passai la main dans ses cheveux pour jouer avec ses mèches. Je ne savais pas d'où me venais ce geste, mais il m'était resté. Car il était l'un des seuls qui éveillait encore quelque chose en moi.

- Si tu t'es débarrassé de ton oeil...

Mes mains se joignirent dans son cou.

- Moi, j'ai laissé mon coeur derrière moi.

Tout disparut. Le "Pactio" que je prononçais détruisit jusqu'à la moindre parcelle de ce que j'étais quelques secondes avant. Les images revinrent, pendant que mes lèvres rencontrèrent les siennes, pendant que je tentais avidement de m'emparer d'elle, de la retenir pour toujours. La sensation, nouvelle, m'étais familière. J'avais l'impression... d'être protégé. Comme cette fille lorsqu'elle était dans les bras de celui qu'elle attendait, chaque jour. Et qui repartait après quelques secondes, sans rien dire. C'était si doux, si calme... Un trouble seulement persistait : qui était cette fille que je revoyais espérer sans cesse, sans jamais se lasser de celuin qui la fasait tant souffrir ? Ce qu'elle éprouvait envers lui ne m'émouvait pas. Son amour me boulversait. Je ne le connaissais pas, mais je le vivais. Et qui m'embrassait ? Sayuri, ou le jeune homme ? Qui se détachait lentement de la personne dans ses bras pour passer sa langue sur les lèvres qui s'offrait à lui ? Arren ou elle, la fille ? L'obscurité s'effaça, et je plongeai dans un bonheur simple.
Je revins à la réalité, blottis contre Sayuri, les yeux débordant de larmes.
Je pleurais. Et je tremblais.

- Ne me laisse pas seul...

Ce que je ressentais me dépassais. Pour la première fois.

- Dé... désol...

La suite mourrut avant de sortir. Je dus m'y reprendre à plusieurs reprises pour réussir à parler.

- Je suis désolé que tu... ai assisté à ça.

Une profonde inspiration me suffit à retrouver ma sérénité habituelle, ainsi que mon ton froid et détaché.

- J'ai eu mal.

Ma respiration se fit à nouveau saccadée.

- Comme un coup porté au coeur.

Je me perdis dans la contemplation du ciel, refusant de revenir au présent. Les nuages dérivaient dans l'immensité qui nous surplombait... Jamais je n'avais pensé que les nuages étaient plus libres que nous, qui marchons sur la terre. Ils n'avaient pas de point d'accroche, et allaient là où le vent les poussaient, alors que je décidais seul de ma route, même si j'étais enchaîné. On pouvait toujours briser ses chaînes. Retourner à la vie terrestre quand on l'avait quittée était impossible.
Je secouai la tête.

- Tu es ma Partenaire désormais. Et je suis ton Magister.

Une onde de froid me traversa, et je sentis clairement une surface glaciale passer dans mon cou en me faisant frissonner.

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MessageSujet: Re: L'art et la manière de répondre avec diplomatie. [Pv]   Mar 5 Juin - 1:39

- Que croyais-tu ? Que s'en prendre à moi étais si facile ? Que j'étais moins dérangé que toi ?

Je le vis se rapprocher de moi. Je ne bougeai pas d'un millimètre, et gardais mon regard ancré dans le sien.

- Je te dois cela, si tu veux être ma partenaire, si tu acceptes de rester avec moi, il faut bien que je te rende ce que tu m'as donné.

Mon regard de glace ne cilla pas lorsque sa main passa dans mes longs cheveux blond cendré. Chose improbable; jamais je n'aurais laissé un homme, même plus jeune que moi, glisser ses doigts dans ma chevelure bouclée. J'étais comme hypnotisée..

- Si tu t'es débarrassé de ton oeil...

Mouvement fluide. Chaleur dans ma nuque. Elle était entre ses mains, et ma respiration s'accélérait.

- Moi, j'ai laissé mon coeur derrière moi.

Un dernier murmure résonna dans mon esprit. Autour de moi, plus rien, comme si nous étions sur une scène de théâtre, en pleins dans un faisceau de spot de lumière. Aveuglée. L'espace d'une seconde, une douleur fulgurante traversa mon oeil perdu. Brûlure insupportable. Et puis, soudain, en un frisson, le bien être total. Je sentais, contre moi, un corps chaud. Et sur mes lèvres, les siennes. Fines et douces, je m'en emparais avec douceur, les yeux fermés. Pourtant, en moi, ce n'était pas de l'amour, du désir, que je ressentais en l'embrassant, non. C'était bien plus complexe que ça. J'avais l'impression que mon coeur ne battait plus. J'avais l'impression de ne plus être moi. Ni la Sayuri combattive, ni la Sayuri obscure. Ni la raison, ni la folie meurtrière. Rien de tout ça. Ce n'était plus lui et moi, moi et lui, c'était nous, c'était un. J'étais plongée dans une profonde extase inexplicable, l'extase de ne faire qu'un avec un autre. C'était la fusion improbable de la glace et du feu. Et, tandis que nos lèvres se détachaient doucement, j'eus l'impression que quelque chose aspirait violemment mes poumons hors de mon corps, me coupant la respiration. C'était fini.

Lorsque je rouvris l'oeil, je me rendis compte que mes bras s'étaient instinctivement enroulés autour du corps chaud d'Arren. Je m'apprêtais à le relâcher immédiatement de mon enlacement, avant de sentir quelque chose sur ma peau, perler jusqu'au creux de ma poitrine. Une larme.. Arren pleurait contre moi, tremblotant entre mes bras. Sa voix, sanglotant un presque inaudible " ne me laisse pas seul " que pourtant j'entendis, me poussa inexplicablement à resserrer mes bras autour de lui, l'attirant un peu plus contre moi, comme si je voulais le protéger dans ce cocon charnel qu'était cette étreinte.
Je sentis ses sanglots diminuer d'ampleur, et, s'excusant de manière confuse, il s'écarta de moi. Je me contentais de rester silencieuse. Il n'avait pas à être désolé; j'avais l'impression que j'étais là pour ça. Être là pour lui.

- J'ai eu mal. Comme une coup porté au coeur.

Je ne me contentais que d'un sourire en coin. Je me demandais si chacun avait vécu l'expérience différemment, mais j'étais certaine d'une chose; l'intensité avait été la même pour nous deux, et le choc avait été violent.

- Tu es ma Partenaire désormais. Et je suis ton Magister.

Je le regardais fixement. Il avait annoncé les choses, de sa voix froide, crument. Voilà, je devais à présent m'y faire. J'entrais dans le monde de la magie.
Nous restions là, à se fixer, comme si l'on se voyait différemment. A vrai dire, c'était le cas. Arren n'était plus un morveux de collégien venu m'emmerder alors que j'allais régler mes comptes avec une blondasse. Non. J'avais une espèce de profond respect qui était né pour lui dans ce pactio. Comme si je lui devais quelque chose..

Une sonnerie stridente retentit.

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